Je suis parfois aussi de ce côté-ci ou de ce côté-là...


Qu"est-ce qu"il se passe ici ?


C'est le récit très (trop ?) détaillé et pas encore terminé de mon voyage en Asie (Vietnam, Laos, Chine) durant l'été 2006.

Je suis partie seule, j'ai rejoint un chantier de jeunesse international (Hanoï, Vietnam), puis retrouvé des amis (Anand et Yacine, au Laos, puis en Chine), et fait de nouvelles rencontres : Laura l'Anglaise, Richard le Néerlandais, Nicolas le Français, John l'Américano-coréen, Yang le Chinois d'Hanoï, Aileen & Allan de Hong Kong, Cyril encore un Français, Guy un autre Anglais, Michael de Shanghaï et enfin Antonin mon cousin (Xiamen, Chine).
Sans compter tous ces gens accueillants, souriants voire déconcertants, et aussi quelques touristes imbéciles, irrespectueux des gens d'ici et de l'environnement, hum.

Tu as le droit de ne regarder que les photos, pas d'interro à la fin : le texte est plutôt un mémo personnel...
Et si tu veux me demander quelque chose, écris-moi ici :

la.greluche@gmail.com

je serais ravie de te répondre.

Bonne balade :)

22 septembre 2006

J+63 Pekin - la Cite interdite

Au programme d'aujourd'hui, le lieu incontournable de la capitale : la Cité Interdite.
On essaie de se lever tôt pour ne pas arriver en même temps que les groupes multicolores, mais on est un peu fatigués tous les deux, on calme le rythme.
Le petit déjeuner se passe dans le calme, un silence que je ressens comme oppressant, j'étouffe un peu.
Après le petit déjeuner, bus puis métro - rien de spécial en ce qui concerne le métro, ni vétuste ni ultra moderne, le métro, quoi... à part que tout est traduit en anglais, tout devient tellement plus facile !
Et c'est là que Yacine, en parlant à quelqu'un, sourit, ça me fait plaisir.

On descend Place Tian'Anmen mais on ne prend pas le temps d'y aller, ni d'"admirer" le Mausolée de Mao, curieusement je n'ai pas envie d'y mettre les pieds.
Entrée par la Porte de la Paix Céleste, grande photo de Mao pour nous accueillir, ce n'est pas encore la véritable entrée de la Cité interdite,


le monde se presse vers la Porte du Midi, bâtiment en U assez connu, Yacine prend l'audio-guide, et c'est parti.
Mal parti.


La Porte de l'Harmonie Suprême est en rénovation, les qualificatifs "particulièrement impressionnante", considérée comme "la plus belle de la Cité Pourpre" augmentent notre déception, suivant !


En enfilade se trouve la Palais de l'Harmonie Suprême, splendide.


On a de la chance, le pavage de la cour est d'origine, ça mérite une photo.


Heureusement, le Palais de l'Harmonie du Milieu et celui de l'Harmonie préservée sont visibles (mais on n'entre pas - et ça se comprend : les Chinois touchent à TOUT)...


Il y a du monde, mais en prenant le temps de ne pas s'agglutiner tous au même moment, en jouant à prendre les reflets en photo,

on s'amuse comme on peut


la visite est chouette.


Le temps est toujours splendide, je ne sais pas trop où est Yacine, on se croisera bien tôt ou tard, et je prends à gauche, vers les six Palais de l'Ouest, résidences des épouses et concubines.

un poster de Brad Pitt


Plus à taille humaine, joliment travaillés, c'est une partie où il devait faire bon vivre (enfin j'aurais pas aimé être une concubine...). Les commentaires s'attardent longuement sur l'histoire et les moeurs de Cixi, impératrice et grande figure du XIXème siècle, pas comode comode la mère du dernier empereur, Tonghzi.

La grue, symbole de longevite de la femme...


J'enchaîne ensuite avec la Cour Intérieure, le coeur de la Cité Interdite, trois palais dans le traditionnel alignement, je commence à fatiguer, et cette façon de tout mettre derrière des vitres - salies par les milliers de figures pressée pour mieux voir - empêche de vraiment ressentir l'atmosphère des lieux.


Je continue vers les jardins impériaux où la pause s'impose. Là, les couples ayant passé le Palais de la Tranquillité Terrestre en touchant le "caractère du double bonheur" (pour la réussite conjugale - je ne l'ai pas touché, c'est grave ?),


se font photographier comme le couple impérial, devant un arbre à deux troncs enlacés.

Je vais ensuite vers l'est pour visiter les palais et appartements privés de Qianlong, mais l'entrée est payante, je ne sais pas si Yacine y est allé, c'est curieux. Je vais vers la sortie, l'attendre un peu - et me reposer.

14h, après une demi-heure d'attente, toujours pas de Yacine. Je décide d'aller en face, sur la Colline de Charbon,


d'où on a paraît-il une vue imprenable sur la Cité Interdite.
Le temps de me ravitailler en eau, je grimpe, et voilà

Ca veut dire qu'on peut pas passer, nan ?


Youpi.
Je pense que le meilleur moment pour aller à Pékin, ce sera APRES les Jeux Olympiques de 2008 (ou pendant pour les amateurs de foule) : tout sera impeccable, reconstruit, rénové, un petit air de Disneyland peut-être aussi.

Je redescends, retourne à la sortie de la Cité Interdite, et par chance, Yacine est juste en train d'en sortir. Il m'annonce que j'ai manqué la partie est, non-payante, je ne suis simplement pas allée à la bonne porte. Un peu déçue, mais tant pis.

Tous deux assez fatigués, et moi affamée, on décide d'aller vers le Lac Beihai avant de mériter un bon resto.
Le lac est immense, et il y a des endroits à visiter (des escaliers à monter), mais je n'ai pas de photo à te montrer : les batteries étaient à plat.

j'ai pris beaucoup de photos comme ca, c'est interessant

Pour les archives, citons-les simplement : la Cité ronde, l'Île des Hortensias, et le lac, évidemment.
J'ai l'impression d'aller trop vite pour Yacine, mas j'ai hâte de plonger dans les hutongs, rues populaires restées intactes, où on pourrait... manger !
Sauf qu'il y a un léger malentendu : Yacine a effectivement envie d'une pause, mais pas alimentaire (!). Chercher une gargote devient une galère : juste pour mon petit ventre d'égoïste, j'aime autant prendre quelque chose à emporter et rentrer me reposer à l'hôtel (et recharger mes batteries d'appareil-photo) avant de repartir vers le quartier des trois lacs du nord, très animé le soir.
Je n'aime pas ce sentiment de solitude - pas de tristesse - qui me submerge alors que JE NE SUIS PAS SEULE !
Je le dis franchement à Yacine, il rigole (je dois offrir un beau spectacle de fille prise de tête...), tant mieux, et on se retrouve dans un petit resto, sans qu'il se force trop à commander lui aussi, "la même chose que ces messieurs", à la table d'à côté. Il faudra attendre un peu : il est 17h, entre deux services, tout est à recuire.
Nos voisins sont quatre jeunes étudiants et un professeur parlant très bien anglais, avec qui on discute - et qui nous aide à communiquer avec la famille qui tient le restaurant. lest de Singapour, vit à Pékin dans la résidence étudiante, et s'y plaît beaucoup.
Nos assiettes arrivent enfin, c'est délicieux, j'aimerais bien connaître la recette (et la tête de celui qui goûtera mes tâtonnements culinaires à mon retour).

19h, on rentre en prenant le bus, c'est encore très long, pas de surprise.
Je vais ensuite me promener un peu dans notre quartier en pleine mutation, le futur endroit à la mode, pour la mode : grands magasins de vêtments branchés, coiffeurs fashion, et surtout beaucoup d'immeubles en construction, sous le signe du design au vu des architectes internationaux qui y travaillent.

A l'hôtel, avec un des ordinateurs de la salle Internet, j'arrive à me connecter à Gmail (ce qui n'est pas toujours le cas), l'occasion d'un chat (la conversation, entendons-nous bien) un petit peu attendu - et brusquement interrompu : une heure d'Internet, c'est une heure, pas une minute de plus.

Il est déjà bien tard, à la douche et au lit.
Tant pis pour les lacs du nord, de toute façon, je reviendrai un jour à Pékin, j'aime beaucoup cette ville, il y a encore beaucoup de choses à voir, et de moments agréables à passer.

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